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UNION LOCALE CGT BEZONS

19 mai 2015, Projet de réforme du collège Pour la CGT Educ'action, c'est non !

12 Mai 2015 , Rédigé par cgtbezons

19  mai 2015, Projet de réforme du collège Pour la CGT Educ'action, c'est non !

Le ministère a présenté son projet de réforme du collège, prévue pour la rentrée 2016 et ce pour tous les niveaux du collège.

Ce projet poursuit une vision de plus en plus inégalitaire de l'Ecole. Alors que le collège unique a toujours manqué des moyens nécessaires à la démocratisation pour que toutes et tous réussissent, le gouvernement opte pour une réforme sans moyens au service de l'idéologie libérale. Avec de nouveaux thèmes interdisciplinaires, tels que « monde économique et professionnel », accompagné d'un « parcours individuel d'information, d'orientation et de découverte du monde professionnel », la logique reste plus que jamais celle du socle et des compétences, au service du patronat.

4000 équivalents temps plein supplémentaires, soit une moyenne de 10 heures hebdomadaires par collège.
C'est trop peu et, au nom de l'austérité, ces moyens seront pris sur le budget des autres ministères.
Rien n'est donc prévu pour un travail à effectifs réduites (pourtant rendu nécessaire par de nouveaux dispositifs inclus dans la réforme).
Enfin, et surtout, les effectifs par classe ne diminueront pas. C'est pourtant indispensable pour améliorer les conditions d'études et de travail des personnels.

Dans l'état actuel du projet, les horaires hebdomadaires du cycle 4 (5e à 3e), seraient indicatifs. Le CA pourrait modifier la grille dans la limite de l'enveloppe globale disciplinaire prévue sur 3 ans, tout en respectant l'horaire hebdomadaire maximal des élèves. C'est la même logique que celle de la réforme du Bac pro que la CGT
Educ'action rejette. 20 % des horaires enseignants seraient distribués par le chef d'établissement sur avis du conseil pédagogique.

  • Heures de « marges professeurs » (2,75 h par classe, rentrée 2016 ; 3 h, rentrée 2017). Elles ne suffiront pas au travail à effectifs réduits. Pire, le maintien d'un enseignement de langues anciennes ou régionales LV3 dépendrait aussi de ces marges. Globalisées, sans fléchage national, elles feront endosser aux personnels la gestion de la pénurie, engendrant une concurrence malsaine entre disciplines.
  • Enseignements complémentaires (3 h d'AP en 6e, 4 h pour l'AP et les EPI en 5e, en 4e et en 3e).

Elles seraient intégrées aux heures disciplinaires. Les choix des disciplines concernées et des contenus seraient laissés aux établissements.

Ils seraient inscrits dans les programmes, avec 8 thèmes possibles et feraient l'objet d'une évaluation et d'une réalisation.

Ils seraient intégrés aux horaires disciplinaires : les élèves suivraient au moins 2 thèmes par an et au moins 6 sur les 3 années du cycle, sans moyens dédiés, que ce soit pour la concertation, pour la co-intervention ou le travail à effectifs réduits.

La mise en place concrète serait à la charge de l'établissement, y compris dans le choix des thèmes, des disciplines concernées ou de l'organisation pratique.

La CGT Educ'action est favorable au travail interdisciplinaire, mais les EPI ainsi imposés, faute de moyens et de formations, ne le permettront en aucun cas : ils risquent de dégrader les conditions de travail des collègues et d'opposer interdisciplinaire et disciplinaire, à l'inverse du but annoncé.

Comme les élèves ne seront pas sûrs de suivre l'ensemble des thèmes, pourtant intégrés aux programmes, on peut craindre la création de filières larvées et la relativisation du caractère national des programmes, donc du collège unique.

  • Fusion des horaires scientifiques en 6e. Là encore, c'est amener la concurrence entre les disciplines, tout en faisant des économies. Les collègues subiront une forte pression pour travailler en transdisciplinarité, ce que rejette la CGT Educ'action.
  • Risque d'annualisation des horaires d'enseignement artistique.

La grille horaire fait état de la possibilité de semestrialisation. Cela va permettre aux chefs d'établissement de l'imposer sans l'accord des collègues.

La CGT Educ'action s'oppose à l'autonomie des établissements qui n'est pas l'autonomie des équipes pédagogiques mais bien celle du chef d'établissement, via le conseil pédagogique, instance non représentative et nommée par lui seul.

La CGT Educ'action exige l'abandon de ce projet et l'ouverture d'une véritable consultable pour une réforme qui permette la réussite de toutes et tous,
C'est pourquoi, elle appelle les personnels du second degré à la grève le 19 mai

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