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UNION LOCALE CGT BEZONS

Samedi 1er avril 2017, manifestation unitaire pour le droit au logement

30 Mars 2017 , Rédigé par cgtbezons

Résultat de recherche d'images pour "droit au logement samedi 1er avril cgt"Pour le droit au logement pour tous et contre la reprise des expulsions locatives au 1er avril.

Manifestation unitaire Samedi 1er avril 2017

Départ à 15 heures Place de la République à Paris.


Dans la région la spéculation immobilière bat son plein. La Société du Grand Paris a obtenu en janvier 2017 un droit d’aménagement et de construction dans un rayon de 600 mètres autour des 68 gares du futur Grand Paris Express et elle entend bien en faire un marché juteux pour les aménageurs privés.

La Société du Grand Paris veut utiliser ce levier pour financer en partie les travaux du Grand Paris Express.

Les logements près des gares seront réservés à ceux qui pourront se les payer !

Les communes n’auront plus leur mot à dire, encore moins celles qui avaient la volonté progressiste de construire du logement social accessible à toutes les familles, particulièrement celles aux revenus les plus modestes.

Dans le même temps, la Métropole du Grand Paris est devenue compétente en matière d’aménagement et de politique de l’habitat sur l’ensemble du territoire de la Métropole, c’est-à-dire Paris et les trois départements limitrophes.

Patrick Ollier, le président de la Métropole Grand Paris, député Les Républicains des Hauts de Seine, n’aura sans doute pas pour première préoccupation la réponse aux 360 000 demandeurs de logements sociaux franciliens dont une majorité vit dans le périmètre de la Métropole.

Avec la fin de la trêve hivernale le 1er avril 2017, des milliers de familles, d’individus risquent de se retrouver expulsés de leur logement et sans solution de relogement.

Comme chaque année, les procédures d’expulsion sont en hausse. En 2015, le nombre d’expulsion, avec le concours de la force publique, a fait un bond de 24% pour atteindre 14363 (contre 11604 en 2014) alors que les chiffres étaient stables depuis 10 ans.

Rappelons que les expulsions avec le concours de la force publique ne sont qu’une minorité, de nombreux locataires quittant leur logement eux mêmes.

Ces chiffres alarmants et inacceptables sont la conséquence de la hausse continue des loyers,avec une accélération dans les années 2002, tant dans le parc privé que dans le parc social et de la montée de la précarité. Ces chiffres montrent aussi l’échec des politiques de réventions des expulsions qui n’ont pas réussi à enrayer cette tendance.

Cette situation est aussi la conséquence des politiques des entreprises et du gouvernement de bas revenus et de précarisation des actifs et des retraités, avec une pauvreté qui explose même pour ceux qui ont un emploi.

 

Le droit au logement doit être au centre des politiques publiques.

 

Nous constatons chaque année que, faute de volonté politique, la crise du logement s’aggrave et le nombre de mal logés et de sans logis augmente.

Les freins et les obstacles à l’application de la loi se multiplient : stigmatisation des ménages prioritaires, offre de logement social insuffisante et inadaptée.

En juillet, le gouvernement a publié un décret qui vient encore restreindre le niveau et l’accès aux Aides Personnelles au Logement (APL), destinées aux ménages aux revenus modestes pour les aider à payer leur loyer. Au-delà d’un certain niveau de loyer, les APL baisseront voire seront supprimées en cas de loyer très élevés.

Des personnes reconnues prioritaires du Droit Au Logement Opposable (DALO), continuent, chaque année, à être expulsées par dizaines, malgré la circulaire gouvernementale d’octobre 2012.

Le gouvernement fait payer aux locataires l’incapacité des pouvoirs publics à maîtriser le niveau des loyers du parc privé.

Il n’y a pas de coupes indolores dans les APL, puisque seuls les ménages modestes peuvent y prétendre.

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