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UNION LOCALE CGT BEZONS

Pour Emmanuel Macron les retraité-e-s doivent payer

7 Juin 2017 , Rédigé par cgtbezons

 

Résultat de recherche d'images pour "retraite humour"Emmanuel Macron, très vague sur son programme, a été élu président grâce au rejet su FN.

L’étude de ce qu’il envisage, au-delà d’un flou persistant, est de nature à inquiéter les retraité-e-s. D’autant plus qu’il a l’intention d’aller vite et sans concertation.

 

Présider par Ordonnances est inadmissible

Le président nouveau a prévu de gouverner par Ordonnances, c’est-à-dire de contourner les débats parle­mentaires pour achever la casse du code du travail que la Loi El Khomry avait largement entamée. Gou­verner par Ordonnances signifie « que pour l’exécution de son programme, il peut demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, …, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. »

Il faudra cependant, s’agissant d’une réforme du droit du travail, qu’il demande aux organisations syndicales si elles souhaitent préalablement ouvrir une négociation. En appli­cation de la loi « Larcher » sur « la modernisation du dia­logue social ». Mais la loi prévoit très opportunément qu’en « cas d’urgence avérée », le gouvernement peut éviter la concertation avec les partenaires sociaux

Haro sur les retraité-e-s

Elu avec l’apport très majori­taire des retraités et personnes âgées refusant le FN, il considère qu’elles sont acquises à son programme. Au point qu’il est décidé à leur faire payer la casse du système social qu’il veut engager.

C’est ainsi qu’il envisage dans son programme une aug­mentation générale de 1,70 point du taux de la CSG. C’est plus de 20 milliards qui seront ainsi prélevés sur le pouvoir d’achat des retraités et ce à partir de 1 200 € de revenus mensuels, considérés comme des retraités aisés par les économistes du président, alors que nos pensions sont quasiment gelées depuis 4 ans, nos retraites complémentaires bloquées et que nous avons perdu plus de 20 % de notre pouvoir d’achat en 20 ans.

L’exonération de la taxe d’habitation

Promesse démago­gique, elle risque de se retour­ner contre ses bénéficiaires. Le manque à gagner pour les communes serait compensé par une augmentation de la dotation de l’État, plus de 10 milliards par an.

Et là, on peut nourrir quelque inquiétude, car l’Etat pour­ra prétexter une difficulté financière pour réduire la dotation ou augmenter la fiscalité nationale. Il reprendrait d’une main ce qu’il a cédé de l’autre en affaiblissant les services publics.

Nos pensions livrées aux banques privées

Ajoutons à cela que le président veut rediriger, via des fonds de pension, les provisions des régimes de retraites à hauteur (15 à 20 milliards d’€) vers l’investissement en entreprise.

Quand on sait à quel point les fonds de pensions sont peu contrôlés et que l’on connaît leur pro­pension à l’évasion fiscale et à spéculer de façon hasardeuse, on peut craindre que ces fonds et mettent en péril le financement des retraites.

 

Faire barrage aux projets de régression sociale de Macron

Prétextant la modernité et la jeunesse, Macron voudrait poursuivre et aggraver les vieilles mau­vaises recettes de l’austérité, de la précarité, de la casse des services publics et faire de nouveaux cadeaux aux actionnaires des grandes sociétés.

Après avoir fait barrage au FN, il faut em­pêcher l’hôte de l’Élysée de gouverner en monarque, de mépriser les besoins et les intérêts des salariés et des retraité-e-s. Nous nous y emploierons et nous vous invi­tons à vous joindre à nous pour défendre ensemble nos conditions de vie.

 

lire l'intégralité du tract

Mardi 27 juin 2017 : rassemblement à proximité de l’ Assemblée nationale

Le 27 Juin , l’Union régionale CGT Ile de France , organise un rassemblement à proximité de l’Assemblée Nationale , jour de son installation pour la nouvelle législature , pour faire avancer les revendications des salariés , contre le recours aux ordonnances et leur contenu de reculs sociaux.

Réforme du Code du Travail :
Où est l’intérêt des salariés dans ces annonces ?

 

Le gouvernement a dévoilé ce mardi son programme de réformes à court et moyen terme concernant principalement le droit du travail, les moyens d’intervention des salariés, la formation professionnelle, l’apprentissage, l’assurance chômage et la retraite.

La Cgt a pris connaissance en même temps que la presse du contenu précis de ces propositions, ce qui nous laisse interrogatif sur la méthode de concertation envisagée.

Faisant référence à la mondialisation et à une mutation de l’économie, le 1er Ministre a justifié ce besoin urgent de réforme, laissant à penser que les principales causes du chômage de masse résideraient dans la rémunération du travail, et les garanties collectives des salariés.

Sans surprise, le gouvernement propose des recettes déjà utilisées depuis plusieurs décennies qui n’ont jamais produit d’effets si ce n’est détruire, les droits, les protections des salariés sans aucune répercussion positive sur le niveau de l’emploi bien au contraire. L’idée selon laquelle l’accroissement de la flexibilité, l’augmentation du pouvoir des employeurs est source d’une meilleure compétitivité et de création d’emplois, est très ancienne. Elle est aujourd’hui officiellement remise en cause : des études notamment de l’OCDE confirment qu’il n’y a pas de relation entre le taux de chômage et le taux de protection de salariés. A l’inverse, cela a eu un effet immédiat sur le niveau de rémunération du Capital.

L’option est donc de sécuriser les employeurs et de précariser les travailleurs.

Alors que le travail génère beaucoup de souffrance, et les emplois durement attaqués sous pression d’une économie de plus en plus financiarisée. Le cadre de cette réforme risque de peser une nouvelle fois sur les conditions de vie et de travail des salariés. L’idée de décliner un code du travail entreprise par entreprise, affaiblir les branches ou barêmiser les indemnités prud’homales induira du dumping social, alourdira le lien de subordination à l’entreprise déjà bien à l’avantage des employeurs.

Un code du travail et des garanties collectives d’avenir devraient apporter de nouveaux droits, changer notre mode de développement, mieux répartir les richesses produites. Le gouvernement semble décider l’inverse, il a choisi son camp. Nous partageons ni son diagnostic, et encore moins ses orientations et ses objectifs. Il semble attendre le résultat des élections législatives pour affirmer d’une manière définitives ses intentions, tout en confirmant l’utilisation d’ordonnances dès cet été pour accélérer un processus qui n’a pas lieu d’être.

La Cgt a porté de nombreuses propositions depuis l’an dernier pour améliorer la situation économique et sociale du pays, elle continuera de s’inscrire dans un processus résolument offensif et progressiste. Elle appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser pour peser dans les jours et les semaines à venir à partir de leurs revendications qui sont à l’opposé des intentions gouvernementales.

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