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UNION LOCALE CGT BEZONS

REVLON BEZONS : REVUE DE PRESSE au 28 / 09 /2012

1 Octobre 2012 , Rédigé par cgtbezons

Revlon va fermer deux usines, dont une en France

Les Echos 05/09 | 18:50

 (Reuters) - Le fabricant américain de cosmétiques Revlon a annoncé mercredi la fermeture de deux de ses usines, dans l'Etat américain du Maryland et en France, et la délocalisation des activités concernées afin de réduire ses coûts.
La société précise dans un communiqué qu'elle réduira parallèlement ses activités en France et en Italie et qu'elle réorganisera ses activités en Amérique latine et au Canada.
Ces mesures se traduiront par 250 suppressions de postes.
Revlon, qui employait environ 5.200 personnes fin 2011, inscrira dans ses comptes une charge de quelque 25 millions de dollars correspondant au coûts de ces restructurations, qui devraient générer à terme des économies annuelles de 10 millions de dollars.
L'action Revlon cédait 1,52% à 12,99 dollars vers 16h35 GMT à la Bourse de New York. Le titre a perdu environ 10% de sa valeur depuis le début de l'année.

Revlon va fermer une usine en France

L’usine Nouvelle Publié le 06 septembre 2012,

Le fabricant américain de cosmétiques Revlon a annoncé mercredi la fermeture de deux de ses usines, dans l'Etat américain du Maryland et en France, et la délocalisation des activités concernées afin de réduire ses coûts.

La société précise dans un communiqué qu'elle réduira parallèlement ses activités en France et en Italie et qu'elle réorganisera ses activités en Amérique latine et au Canada.

Ces mesures se traduiront par 250 suppressions de postes.

Revlon, qui employait environ 5 200 personnes fin 2011, inscrira dans ses comptes une charge de quelque 25 millions de dollars correspondant au coûts de ces restructurations, qui devraient générer à terme des économies annuelles de 10 millions de dollars.

L'usine française se situe à Bezons, en banlieue parisienne. Elle a accusé "des pertes importantes sur l'essentiel des douze dernières années et les efforts pour la redresser ont été infructueux", a précisé une porte-parole de Revlon

L'action Revlon cédait 1,52% à 12,99 dollars vers 16h35 GMT à la Bourse de New York. Le titre a perdu environ 10% de sa valeur depuis le début de l'année.

Avec Reuters

 

Dominique Lesparre a adressé au Ministre du redressement productif un courrier au sujet des 62 salariés de Bezons.

 

Monsieur le Ministre,

Depuis les États-Unis, les dirigeants américains du groupe Revlon ont annoncé la restructuration de leurs usines, la fermeture du site de Bezons ainsi que la réduction drastique des effectifs du siège administratif situé à Paris. Les 62 salarié(e)s de Bezons, auxquels s'ajoutent une trentaine d'employé(e)s du siège, devraient ainsi voir leur emploi supprimé prochainement.

A la suite de ces informations, j'ai rencontré les représentants des salariés du fabricant de cosmétiques et les ai assurés de mon total soutien. Une nouvelle fois les salariés, qui pour la plupart ont de très nombreuses années d'ancienneté, vont faire les frais de ces décisions.

Une fois encore, un site de production est appelé à disparaître.

Au cours de cet entretien, les représentants des salariés ont indiqué que depuis le rachat de l'entreprise Gatineau, les choix de gestion du groupe Revlon ont placé l'entreprise bezonnaise en difficultés : abandon de marques importantes, absence d'investissement dans l'usine et désorganisation sur les produits. Dans ce contexte, le chiffre d'affaires s'est affaibli de près de 10% depuis 2008.

Autant de sujets qui m'ont conduit à faire connaître aux représentants de la direction mon positionnement et ma détermination à réagir face à ce plan de licenciements qui va fragiliser la situation des familles de ces travailleurs.

C'est pourquoi, je demande votre intervention et sollicite également une rencontre auprès du Sous-préfet d'Argenteuil afin de connaître les mesures que vous comptez mettre en place pour venir en aide aux salariés.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma parfaite considération.

 

VOnews : “Dominique Lesparre interpelle Arnaud Bazin sur la situation de l’emploi dans le Val d’Oise”

19 Septembre 2012

vo-news.png 

Revlon à fermer des usines, supprimer des emplois

By Nathan Clerc – September 16, 2012 Posted in: Bourse 


Le fabricant de cosmétiques Revlon Inc a annoncé son intention de fermer deux de ses usines, situé dans le Maryland et en France, et déplacer ces opérations afin de réduire les coûts, couper 250 emplois.

Revlon, dont l’action a perdu un dixième de sa valeur cette année, a déclaré qu’il permettra également de réduire la taille de ses entreprises françaises et italiennes et de consolider ses opérations en Amérique latine et au Canada.

L’entreprise basée à New York société, qui a un effectif d’environ 5200 à partir de Décembre 2011, a dit qu’il faudra un supplément de 25 millions de dollars au cours du trimestre pour tenir compte de la restructuration.

Revlon, qui vend sous des marques telles que Charlie, Almay et Mitchum, a dû faire face à un ralentissement des ventes en moins d’acheteurs ont acheté des produits sous sa marque éponyme cosmétiques.

Produits de la société étaient fabriqués en Caroline du Nord, le Venezuela, la France et l’Afrique du Sud et par des tiers.

Son usine au Venezuela, cependant, a été détruite par un incendie en Juin, l’an dernier.

L’entreprise, qui est en concurrence avec L’Oréal, Estée Lauder Cos Inc et Elizabeth Arden Inc, prévoit d’économiser 10 millions de dollars par an à partir de ces mesures.

Part Revlon étaient en baisse d’environ 2 pour cent à 12,98 $ à midi le mercredi sur le New York Stock Exchange.

 

Le Parisien

Revlon ferme l’usine de cosmétiques de Bezons

Les salariés ont du mal à réaliser. L’usine de production EPB de Bezons, appartenant à l’américain Revlon, fermera à la fin de l’année. Les 62 emplois doivent être supprimés.

Anne collin | Publié le 27.09.2012, 05h33 deventure.png

BEZONS, HIER.Le personnel a appris la mauvaise nouvelle dans un e-mail envoyé par la direction américaine du groupe. Une décision d’autant plus difficile à digérer que le travail ne manque pas.

«C’est une vraie catastrophe! » s’insurge la vingtaine de salariés réunie hier après-midi dans le local syndical de l’usine du fabricant américain de cosmétiques Revlon à Bezons. Le 5 septembre, ils ont appris brusquement la fermeture de leur usine. Soixante-deux postes vont être supprimés. Une décision incluse dans un plan de réduction des coûts prévoyant au total 94 suppressions d’emplois en France et la fermeture d’une deuxième usine aux Etats-Unis.

Dans un communiqué, le groupe EPB (Européenne de produits de Beauté), détenant la marque, invoque « des difficultés financières et des pertes nettes depuis plusieurs années, et ce malgré des investissements significatifs ».
Des conclusions remises en cause par les salariés. « Des bruits couraient. Nous nous attendions à une restructuration, à des changements, mais certainement pas à une fermeture totale et définitive », soufflent-ils, dépités. Une décision d’autant plus difficile à digérer que le travail ne manque pas. « Nous avons actuellement beaucoup de commandes importantes, souligne Nicolas Le Blanc, délégué CGT du site. Et une vingtaine d’intérimaires sont encore employés ici. » A Bezons, les salariés produisent notamment les produits de soins de la marque haut de gamme Jeanne Gatineau. Un savoir-faire français depuis soixante-quinze ans, même si la marque appartient à Revlon depuis des décennies. Si aucune date n’a officiellement été annoncée, la fin de l’activité devrait être effective en janvier 2013. « La direction avait évoqué dans un premier temps le 31 décembre, explique l’une des salariées en colère. Mais on nous a finalement dit que, entre la dinde et le foie gras, ça ne se faisait pas. » Un maigre répit pour ceux dont l’inquiétude grandit au fil des jours. « Pour moi, il n’y a plus rien à faire, le couperet est tombé », estime l’un d’eux. Démoralisées, certaines ouvrières pleurent. Tous espèrent désormais bénéficier d’indemnités de licenciement à la hauteur de leur sacrifice. « On veut partir avec dignité et pas avec des clopinettes », argue l’un de ses collègues. D’autant qu’avec une moyenne d’âge de 50 ans, beaucoup de salariés ne croient pas au reclassement. « Notre doyenne a quarante ans de site », ajoute Nicolas Le Blanc. Si, pour l’instant, l’heure est à la négociation, les salariés n’excluent pas le recours à des actions coup de poing. « Nous avons le soutien de la municipalité, mais aussi de nombreux consommateurs, explique une jeune femme. Certaines clientes m’ont affirmé qu’elles n’achèteraient plus les produits d’une marque qui licencie pour faire plaisir à ses actionnaires. » La direction est, elle, peu loquace. « Notre groupe a soumis en comité central d’entreprise (CCE) un projet de réorganisation comprenant la fermeture de Bezons », confirme simplement Anne-Sophie Barraux, DRH d’EPB. Nous travaillons avec nos partenaires pour trouver des solutions idéales et adaptées à chacun de nos collaborateurs. »

Au-delà du fond, les salariés dénoncent la forme. « Nous avons appris la mauvaise nouvelle par un e-mail envoyé par la direction américaine quelques heures avant le comité central d’entreprise qui devait acter la décision. C’est un manque de respect », affirment-ils en chœur, ajoutant surtout : « Pour un groupe partenaire des ateliers conseils en image Pôle emploi pour les femmes au chômage... »

 

Le maire interpelle Arnaud Montebourg

A.C. | Publié le 27.09.2012, 05h30

Après avoir rencontré les salariés et la direction de l’usine, Dominique Lesparre, le maire communiste de Bezons, a écrit au ministre socialiste du Redressement productif, Arnaud Montebourg, afin de l’alerter sur la fermeture du site de Revlon et les 62 emplois supprimés. « Une nouvelle fois les salariés, qui pour la plupart ont de nombreuses années d’ancienneté, vont faire les frais de ces décisions.

Un nouveau site de production est appelé à disparaître », peut-on lire dans le courrier adressé par l’élu, dans lequel il enjoint le ministre à intervenir. Et Dominique Lesparre va plus loin, remettant en cause « les choix de gestion du groupe Revlon » qui, selon lui, « ont placé l’entreprise bezonnaise en difficultés : abandon de marques importantes, absence d’investissements dans l’usine et désorganisation sur les produits ». « C’est une politique qui ne tient pas compte de l’humain, c’est purement comptable, affirme Patrick Noël, son directeur de cabinet. Ce qui nous préoccupe, c’est l’avenir de ces salariés dont certains travaillent sur le site depuis les années 1960 et l’ancienne usine Jacquet. »

 

 « C’est un sabotage »

Jacques Poret, ancien directeur industriel, recherche et développement du site.


LAURENCE ALLEZY | Publié le 27.09.2012, 05h31

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MAISONS-LAFFITTE (Yvelines), MARDI. Jacques Poret, ancien directeur de l’usine de Bezons, vit mal cette situation.

Cette fermeture définitive, Jacques Poret la vit comme l’ultime coup de poignard. Début 2013, la soixantaine de salariés de l’usine Européenne de produits de beauté (EPB) de Bezons, qu’il a dirigée par le passé, va rester sur le carreau. Une situation insupportable pour l’ancien directeur industriel, recherche et développement.

 

Revlon ferme l’usine de cosmétiques de Bezons


A l’origine de nombreuses formules de cosmétiques mises au point pour la marque, créée par la Française Jeanne Gatineau, Jacques Poret a consacré vingt ans de sa carrière à maintenir le savoir-faire français avec ses équipes.
Il raconte une « catastrophe » annoncée
Alors, la situation est d’autant plus insupportable qu’il nous explique avoir assisté, ces dernières années, impuissant, « au sabotage » de l’usine par le groupe américain Revlon, qui la détient. « Cette fermeture qui se produit aujourd’hui, elle est prévue de très longue date », assure Jacques Poret.
« Mis en retraite forcée » fin 2007, en procédure avec le groupe depuis, l’homme raconte avoir déjà fait face à un projet « sérieux » de fermeture en 2000. S’il a sauvé in extremis la centaine de salariés à l’époque, il évoque « l’engrenage » dans lequel EPB a été pris depuis. « Les formules, les process, qui certes appartiennent à Revlon, mais qui ont été développés ici à Bezons, sont partis petit à petit vers les Etats-Unis. Cela a été le premier coup dur porté. ». Jacques Poret a aussi déploré « le manque de réinvestissement » dans l’usine : « L’outil industriel était de valeur, l’atelier de fabrication un bijou. Mais au fil du temps il n’a plus été entretenu, l’état du bâtiment s’est dégradé. Quant au personnel, il n’était plus remplacé lors des départs en retraite. » Cinq ans après son départ, l’homme vit très mal cette fermeture, qu’il a apprise dans la presse début septembre. « C’est une catastrophe humaine, sociale et financière. Un crime de dire que l’usine coûtait trop cher. En annonçant cette décision quatre mois avant la fermeture du site, c’est interdire toute possibilité de reclassement. Aujourd’hui, le personnel, pour la plupart des gens en difficultés, perd tout. Je pense aussi aux deux travailleurs handicapés qui avaient rejoint l’équipe depuis plusieurs années. Ceux-là, on va les tuer. »

 

Le Parisien

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