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UNION LOCALE CGT BEZONS

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Mercredi 19 et jeudi 20 juillet, nouveaux rassemblements de soutien aux salariés de SEMPERIT

17 Juillet 2017 , Rédigé par cgtbezons

       
 

Rassemblements :

MERCREDI 19 juillet  à 9h

Au tribunal de PONTOISE

 Pour l’assignation au tribunal de Pontoise pour les salariés de SEMPERIT

 

JEUDI 20 juillet 2017 à 11h30

contre le licenciement

de 88 salariés de SEMPERIT à Argenteuil

devant l’entreprise, 10 rue des Charretiers 95100 ARGENTEUIL.

 On ne lâche RIEN !    

 Venez nombreux les soutenir

 

Vous pouvez envoyer un message de soutien aux salariés ce.semperit@orange.fr

Le 13 juillet, à partir de 11h, c’était le troisième « jeudi de la colère ». Les ouvriers de l’usine Semperit commençaient à se rassembler devant l’usine, la route était à nouveau bloquée des deux côtés, avec les immenses rouleaux de bandes transporteuses et les « soutiens » arrivaient par petits groupes. On sentait que quelque chose s’était passé et les élus étaient visiblement plus détendus. Le délégué syndical CGT, Hassan a pris rapidement la parole, pour dire qu’il y avait encore quelques détails à régler, avant que les premiers résultats ne soient donnés au micro. Des groupes de discussion se forment : on commente les derniers débats au parlement sur les ordonnances, avec notamment les facilités données aux entreprises étrangères installées en France pour licencier, ou les annonces de PSE qui se multiplient.

En attendant l’annonce des résultats de l’intense mobilisation de ces derniers jours, des élus lisent les déclarations du CHSCT et du CE. Elles détaillent les nombreux manquements de la direction dans la procédure qu’elle a engagée le 30 juin : « ça parle » aux syndicalistes présents. La direction a cru pouvoir faire passer son plan de fermeture en force, sans tenir compte des règles en vigueur, mais elle s’est heurtée à la résistance des militants syndicaux, des élus qui ont alerté les ouvriers et les ont mobilisés pour dire « non aux licenciements boursiers ».

P. Doucet, l’ancien maire PS d’Argenteuil, prend rapidement la parole pour assurer les ouvriers et les syndicats du soutien de l’opposition municipale. Dont acte. Les autres forces politiques présentes (FI, LO, PCF, PCOF) avaient pris la parole le jeudi précédent.

Quand le DS CGT, Hassan et les autres élus se présentent devant la porte de l’usine, encadrée par deux immenses drapeaux rouges, tout le monde se met en cercle. Hassan prend le micro et commence à remercier les soutiens présents et annonce qu’une délégation d’ouvriers et d’élus de Semperit participent, au même moment, au rassemblement organisé par l’UD CGT 95, devant la préfecture.

Le syndicat CGT de l’usine a toujours fonctionné comme cela : on est solidaire des travailleurs qui se battent et on appelle à la solidarité avec le combat d’aujourd’hui, « contre les licenciements boursiers ».

Il poursuit en faisant le point, méthodiquement, sur les événements et les initiatives de ces derniers jours : rencontre à la DIRECCTE et à l’inspection du travail, puis au ministère du travail, la réunion avec des experts, les réunions du CHSCT et du CE… le document de dix pages rédigé par l’avocat, M°Hamida, listant les irrégularités et les manquements de la direction, sans oublier l’AG des salariés, pour les informer des avancées et des blocages, et leur permettre de poser les questions qui les taraudent. Des heures de travail, entre élus, l’avocat, les experts… qui ont abouti à une première victoire :

« On a obtenu une première victoire sur le calendrier parce qu’on a signé un accord qui décale la fin de la procédure au 13 octobre et on est libre de contester tout ce qu’on veut. Le courrier de la DIRECCTE est tombé ce matin ! Elle est d’accord avec toutes les remarques. On commence à récolter les fruits de notre travail, de votre travail : la peur a changé de camp ! Mais attention, ce n’est pas fini ! On va partir en congés mais la lutte continue. C’est à la rentrée que le vrai combat va commencer ! »

Des paroles fortes, prononcées avec calme et détermination, accueillies par les applaudissements des ouvriers et des soutiens.

L’avocat M° Hamida prendra à son tour la parole, pour remercier les ouvriers, les élus de la confiance qu’ils lui ont témoignée. Cet « enfant d’Argenteuil », qui revendique son appartenance à cette ville, ajoutera : « on va montrer que la peau des ouvriers de cette usine vaut chère ».

C’est avec un puissant « on ne lâchera rien » que va se terminer ce « jeudi de la colère », un jeudi qui marque une étape dans cette bataille engagé depuis le 30 juin. Comme chaque année, l’usine va fermer en août.

Avant cela, il y a un rassemblement mercredi au tribunal de Pontoise, où le juge doit se prononcer sur l’assignation déposé par l’avocat et le lendemain, ce sera le dernier « jeudi de la colère ».

Ce report dans le calendrier va permettre aux ouvriers et aux salariés de l’usine et ceux du « commerce » dont les locaux sont à Levallois mais qui font toujours encore partie de l’usine, de prendre quelques semaines de repos, pour se préparer à la bataille.

 
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Préavis de grève pour le 12 septembre adressé à Monsieur le Maire de Bezons

13 Juillet 2017 , Rédigé par cgtbezons

 

Monsieur le Maire,

Le 17 mai dernier, la CGT a publiquement demandé l’ouverture d’une négociation sociale portant notamment sur :
-  La réduction du temps de travail à 32 heures et l’augmentation des salaires et des pensions de retraite ;
-  Le renforcement du droit d’expression des salariés et d’intervention de leurs représentants ; l’amnistie pour les militants syndicaux et le respect des libertés syndicales ;
-  Le renforcement des conventions collectives et le rétablissement de la hiérarchie des normes et du principe de faveur.

Notre organisation a transmis à la ministre du Travail ses propositions concrètes en matière de droit du travail.

À ce stade, le contenu des projets gouvernementaux en matière de droit du travail et la méthode de discussion sont à nos yeux parfaitement inacceptables. C’est la raison pour laquelle la CGT a d’ores et déjà commencé à travailler à la construction de la mobilisation.

Dans le cadre de ce processus, la direction de la CGT a décidé de faire du 12 septembre une journée de grève et de manifestations.

Dans ce contexte lourd de menaces pour les garanties collectives, la publication des préconisations de la Cour des comptes, l’annonce concomitante du gel de la valeur du point d’indice au moins jusqu’en 2018, et le rétablissement du jour de carence, mesure injuste, inefficace et insultante, confirment la nécessité pour les personnels de la Fonction publique de construire la mobilisation.

 

Outre les revendications portant sur le Code du travail, dont le devenir aura nécessairement un impact sur la Fonction publique et son cadre national de garanties statutaires, le 12 septembre sera l’occasion pour les personnels de la Fonction publique de porter leurs exigences sur :

-  L’augmentation du pouvoir d’achat qui passe nécessairement par une revalorisation urgente de la valeur du point d’indice ;
-  La défense des missions publiques, du Statut général des fonctionnaires et des statuts particuliers ;
-  Le non-rétablissement du jour de carence ;
-  Des créations d’emplois statutaires et un nouveau plan de titularisation et de déprécarisation ;
-  De véritables améliorations de carrière pour tous, qui appellent bien d’autres mesures que le protocole minoritaire PPCR imposé par le gouvernement ;
-  L’abrogation du RIFSEEP, dispositif injuste et portant atteinte à la Fonction publique de carrière ;
-  Une meilleure reconnaissance de la pénibilité, avec de vraies dispositions pour la prévenir et la réparer, et, plus globalement, des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail.

Dans le champ de la Fonction publique territoriale, notre organisation porte également l’exigence de :
• L’arrêt du processus de réforme territoriale ;
• La mobilisation des moyens financiers nécessaires au bon fonctionnement des missions publiques des collectivités territoriales dans l’intérêt des usagers ;
• L’instauration des 32 heures pour réduire le chômage et garantir des conditions de travail respectueuses des agents ;
• Le rétablissement à 1% de la cotisation CNFPT ;
• Le respect des principes statutaires en matière de formation et de pénibilité, à l’inverse de la logique portée par la transposition du CPF et du CPA ;
• Le respect plein et entier de la démocratie sociale, du syndicalisme, de son rôle de représentation des agents et de ses moyens de fonctionnement et d’intervention (CT et CHSCT) ;
• La pérennité de l’emploi pour les personnels impactés par le nouveau décret portant sur les rythmes scolaires ;
• L’aboutissement rapide du chantier engagé ces derniers mois pour la revalorisation des carrières des ATSEM.

Dans ce cadre, les syndicats CGT et UGICT-CGT des TERRITORIAUX de Bezons déposent donc un préavis de grève de 0 à 24 h pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale concernant la journée du 12 septembre 2017.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur Le Maire, l’expression de nos respectueuses salutations.

 

                                                                       Po. le Bureau CGT et UGICT-CGT Territoriaux

a diffuser largement

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Reconnaissance et évolution de carrière des ATSEM… Des pistes qui restent à confirmer

10 Juillet 2017 , Rédigé par cgtbezons

La deuxième réunion animée par la DGCL s’est tenue le 6 juillet. Trois propositions ont été avancées par la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL), l’Inspection Générale de l’Administration (IGA) et l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale (IGEN) :

1. la réécriture de l’article 2 du cadre d’emploi d’ATSEM. Si la CGT a pointé une volonté de différencier la fonction d’assistance à l’enseignant de la fonction d’animation péri-éducative afin de mieux la reconnaître, la responsabilité hiérarchique exercée par l’autorité territoriale ne figure pas dans le texte.
2. La DGCL propose un protocole entre l'Association des Maires de France (AMF) et les ministères concernés afin de préciser les responsabilités du Maire et de l’Éducation nationale en matière de santé au travail, la pénibilité, le temps de travail, le temps de réunion et de formation… La CGT a réaffirmé la nécessité d’un texte réglementaire qui s’impose à tous les employeurs y compris à l’Éducation nationale. Par ailleurs, il a été rappelé que pour réduire la pénibilité, il fallait un taux d’une ATSEM par classe et qu’une réflexion soit conduite sur la réduction du temps de travail des ATSEM.
3. Une évolution de carrière des ATSEM : deux pistes ont été évoquées :
-  soit sur le grade d’animateur territorial (B, filière animation) par un concours interne spécial ;
-  soit sur le grade d’agent de maîtrise (C, filière technique) par les trois voies (concours interne, externe et promotion interne) avec la création d’une spécialité ATSEM.

Les deux possibilités pourraient être complémentaires selon la DGCL. La CGT réaffirme la nécessité d’une évolution en catégorie B afin de permettre un véritable déroulement de carrière.

L’IGA et l’IGEN doivent rendre fin juillet leur rapport à Gérald DARMANIN, ministre du Budget et des comptes publics.

Si le dialogue est satisfaisant et ce travail semble aboutir à des propositions concrètes visant à répondre aux légitimes revendications des ATSEM, il s’agit maintenant qu’elles soient confirmées en plénière du CSFPT le plus tôt possible. La CGT reste vigilante et continuera à porter les revendications des ATSEM notamment sur le taux d’encadrement.

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Mieux comprendre la nouvelle loi travail et les raisons pour être dans la rue le 12 septembre

5 Juillet 2017 , Rédigé par cgtbezons

Les ordonnances contre le code du travail :

Une attaque sans précédent contre nos conditions de travail et de vie.

Le Gouvernement prépare pour le mois de septembre une série de mesures qui visent à permettre aux patrons de contourner le code du travail.

 

Ces mesures seront dans le prolongement de la loi El Khomri et des autres lois qui depuis des années rendent la vie plus dure au travail.

 

 La précédente loi travail avait autorisé des accords d’entreprises moins avantageux pour les salariés que le code du travail mais ne concernait que la durée du travail.

Cette deuxième phase  pourrait concerner tous les domaines : les salaires, les contrats et les conditions de travail.

 

 

Voici ce que pourraient changer des accords de branches ou d’entreprises « plus forts que la loi » :

 

Un pas de plus vers la fin du CDI.

80 % des embauches se font déjà en contrat à durée déterminée ou en Intérim. La loi pourrait aggraver encore cette situation. Par exemple, les contrats de chantier pourraient se généraliser.

 C’est à dire un « CDI » qui ne dure que le temps d’un « chantier ». Soit un CDD, sans limite dans le temps et sans prime de précarité.

 

Faciliter les licenciements.

Le projet reprend aussi une série de mesures qui avaient été enlevées de la loi El Khomri sur les licenciements.

- Les indemnités prud’homales pourraient être limitées par un barème. C’est une vieille revendication du patronat, pour pouvoir licencier encore plus facilement. La loi serait comme un signal pour les patrons, comme une autorisation par avance de le faire.

- Une multinationale qui fait des bénéfices pourrait présenter une de ses filiales en difficulté pour justifier le recours aux licenciements économiques.

 

Un licenciement plus facile et des indemnités plus minces.

Rien à négocier

Le gouvernement fait diversion avec les fuites et les fausses rumeurs. Le détail de ses mesures ne sera connu qu’au dernier moment, en septembre, quelques jours avant que la loi ne devienne réalité mais cela ne change rien à la profondeur des attaques.

Le gouvernement occupe les syndicats avec une série de 48 réunions.  Les négociations porteront sur la place de la virgule mais l’essentiel est déjà décidé : permettre aux employeurs d’avoir plus de marge de manœuvre pour faire leur loi dans l’entreprise. Ce qui ne figurera pas précisément en septembre pourra d’ailleurs être ajouté par la suite. Ce petit jeu, laisse croire que le recul social pourrait être limité ou compensé par des contreparties, mais nous savons, pour l’avoir vécu depuis des années, qu’il n’en est rien.

 

Ces négociations n’apporteront rien pour les salariés.

 

Accord de branche ou d’entreprise ?

Là encore, on nous amuse, comme si cela changeait le fond des choses que l’accord se fasse au niveau de l’entreprise ou de la branche. Les « accords » de branche ou d’entreprise sont en réalité des moyens de chantage : au nom de la prétendue compétitivité les salariés doivent accepter des reculs. Les employeurs sont en position de dicter leurs conditions, il s’agit d’un bras de fer, dans lequel les arguments et la discussion ne pèsent pas grand-chose face au pouvoir d’embaucher ou de licencier de l’employeur.

Par exemple : Déjà aujourd’hui, des accords d’entreprises imposent des reculs sur la durée du travail, comme ceux qui permettent à l’employeur d’exiger des semaines de 39h payées 37.

Aujourd’hui, même si patrons et salariés sont d’accord, la loi interdit de faire travailler en dessous du Smic. Demain, ou après demain, de prétendus accords pourraientt rendre la loi inopérante.

 

Et ne rien attendre.

Le Gouvernement veut agir vite et profiter des congés d’été pour faire passer ses attaques. La crise économique rend le patronat plus rapace et exigeant. La seule chose qui pourrait modifier les projets de régression sociale du gouvernement et des patrons se seront les réactions collectives du monde du travail. C’est ce qu’il faut discuter dans les entreprises pour préparer une mobilisation la plus large possible des salariés. Préparons la première journée d’actions du 12 septembre préparons une vaste mobilisation de notre camp.

L’urgence est à la mobilisation

  • Pour  l’arrêt de la casse du code du travail
  • Pour l’emploi, les salaires, les 32h…

Le 12 septembre 2017

La CGT appelle à la grève

dans toutes les entreprises du public et du privé

Une manifestation aura lieu à PARIS

 

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Gel du point d'indice, une raison de supplémentaire de descendre dans la rue le septembre 2017

4 Juillet 2017 , Rédigé par cgtbezons

Pour la CGT Fonction publique, ce n’est malheureusement pas une surprise : les financements publics socialement et économiquement utiles sont insupportables pour la Cour des Comptes !

Ses dernières préconisations de vendredi dernier le confirment amplement.

Constatant un « dérapage » des dépenses publiques (sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire mais ce n’est pas le propos de ce communiqué), la Cour préconise entre autres :

 

  • Gel de la valeur du point d’indice ;
  • Suppression du supplément familial de traitement ;
  • Deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique de l’Etat (hors secteurs décrétés prioritaires) et un sur trois dans la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ;
  • Baisse du nombre de promotions et freins aux déroulements de carrières ;
  • Augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants (quand il y aura des augmentations, ce qui visiblement n’est pas pour demain) …

 

N’en jetons plus, la coupe est pleine !

 

Pour démontrer de manière définitive que la Cour des Comptes n’a plus aucune crédibilité dans ses recommandations, notons que, à aucun moment, elle ne s’interroge sur le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an- qui depuis sa mise en place début 2013 a permis au chômage…de s’accroître d’un demi- million de privés d’emplois supplémentaires !

Ceci posé, l’effet d’aubaine pour le gouvernement est manifeste. Dès hier soir, Gérald Darmanin annonçait dans les médias le gel de la valeur du point d’indice, jusqu’au moins 2018.

On remarquera au passage combien l’attachement clamé au dialogue social et au respect des organisations syndicales est de pure façade : le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs…


Sur le fond, une austérité accrue est donc bel et bien à l’ordre du jour.

Il ne faut pas compter sur la CGT pour accepter, de près ou de loin, de nouvelles amputations massives du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique, la mise en péril de missions publiques essentielles pour la population, une détérioration accrue des conditions de travail, le démantèlement de la grille indiciaire unique.

C’est pourquoi, d’ores et déjà, la CGT Fonction publique appelle à s’emparer de la journée d’action interprofessionnelle du 12 septembre prochain pour élever le nécessaire rapport de forces, obtenir des avancées sociales et s’opposer aux reculs en tout genre.

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