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UNION LOCALE CGT BEZONS

Rythmes scolaires, l’interminable capharnaüm !

8 Juin 2017 , Rédigé par cgtbezons

Communiqué de la Fédération CGT des Services publics

La réforme des temps éducatifs n’a jamais été concertée avec les principaux protagonistes, notamment les agents de la Fonction publique territoriale.
La Fédération CGT des Services publics a toujours dénoncé le choix du précédent gouvernement d’un nouveau transfert de compétences de l’État vers les collectivités sans les moyens nécessaires, produisant de nouvelles inégalités territoriales.

L’ancienne équipe gouvernementale, à laquelle appartenait le nouveau Président de la République, prétextait vouloir améliorer le rythme de la journée de l’enfant à l’école, mais la situation n’a fait qu’empirer, y compris en termes de qualité éducative.

Du côté des animateurs et des agents territoriaux concernés par les temps d’activité périscolaires, la précarité n’a fait que croître de façon spectaculaire : de nombreux agents sont maintenus dans des conditions statutaires et de quotités d’emplois inacceptables par rapport aux missions et aux responsabilités qui sont les leurs.

Sous la responsabilité du ministre de l’Éducation nationale, un projet de décret va être examiné ce 8 juin 2017. Il prévoit la possibilité pour les communes de revenir à la semaine de quatre jours après discussion avec les conseils d’écoles et les fédérations de parents d’élèves.

Quant à la pérennité du fonds de soutien de l’État aux collectivités, c’est la cacophonie puisque le ministre de l’Éducation Nationale annonce qu’il sera maintenu pour les collectivités qui resteraient à la semaine de quatre jours et demi, alors que le Président de la République, quant à lui, affiche son intention d’y mettre fin pour 2019.
Ce manque de clarté, concernant le financement des temps périscolaires, préfigure des conséquences dramatiques pour des dizaines de milliers d’agents qui assurent ces accueils.

Encore une fois, les enfants, les parents, les enseignants, les agents territoriaux, les élus locaux vont être victimes de choix politiques pris à la va-vite sans négociations.
Pire, après le recrutement massif de milliers d’animateurs par le gouvernement Hollande, celui de Macron prépare un plan de licenciement qui ne dit pas son nom.

La Fédération CGT des Services publics estime que le gouvernement a aujourd’hui la responsabilité d’assurer la pérennité de l’emploi des personnels recrutés ces dernières années. La Fédération CGT des Services publics exige un plan de titularisation urgent pour ces personnels avec le financement en conséquence et une remise à plat de l’organisation du service public local autour de l’école pour une véritable équité dans tous les territoires.

Montreuil, le 8 juin 2017

 

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